Glyphosate et bactéries mortelles

Illustration : la dynamique interne de la bactérie est subtile ; le glyphosate a la capacité de transformer une bactérie « ordinaire » en bactérie mortelle

Le glyphosate est le composant herbicide principal du Round up de Monsanto.
D’autres sociétés le diffusent.

Il suffit de lire les sept paragraphes qui suivent pour être complètement convaincu qu’il faut retirer d’urgence le glyphosate du marché.

Que lisent les élus qui agissent pour l’autorisation du glyphosate ?

Où ? Comment ? (B)
Quelles « influences » les amènent à cette décision mortelle pour certains de leurs administrés – voir en particulier la question de l’antibiorésistance.  (29)

Des effets dangereux avérés

Pas besoin de mille arguments !
Le glyphosate provoque de manière certaine :

  • Des troubles du métabolisme énergétique (21)
  • Des perturbation du système reproducteur des mammifères (24)
  • Des leucémies chez les agriculteurs (25)
  • Un déséquilibre du microbiote en faveur des bactéries pathogènes (28)
  • Une modification de bactéries qui deviennent résistantes aux antibiotiques – donc mortelles (29)

Si c’est une PME française qui met sur le marché un produit avec un seul de ces problèmes, son produit est immédiatement retiré de la distribution.
Pourquoi la vente de tonnes de produits Monsanto est-elle autorisée ?

Une culture du mensonge, de la corruption, de la désinformation, etc.

Raisonnablement, il est impossible de faire confiance aux acteurs de la société Monsanto.
La société a été condamnée pour publicité mensongère. (12)
Elle a soudoyé des scientifiques pour qu’ils publient des articles en faveur des produits Monsanto. (13)
Elle ne publie pas des recherches faites lorsque ces dernières montrent la toxicité du produit. (23)
Désinformation et diffamation (26)
Lobbying coupable (27)

Le mythe du paysan parfait

De nombreux problèmes viennent du décalage entre les préconisations des fournisseurs de pesticides et herbicides, des conseils des agences officielles et des pratiques de certains paysans.

On observe en particulier :

  • la mise en ouvre de doses excessives
  • des traitements trop proches de la récolte (3, 4, 5, 6)
  • des mélanges avec des produits encore plus toxiques (10,11)

Les mauvaises herbes deviennent résistantes

Cela amène les agriculteurs à utiliser plusieurs herbicides, multipliant ainsi les risques. (30)

Savants à la Frankenstein

Le glyphosate est autorisé alors que de nombreux facteurs sont mal connus :

  • conséquences de l’effet antibiotique (1)
  • apparition d’espèces résistantes (9)
  • conséquence des mélanges (10, 11)
  • insuffisance des méthodes d’analyse (14)
  • méconnaissance de la cinétique (15)
  • addition des produits de dégradation de plusieurs herbicides, pesticides, fongicides, antibiotiques, détergents, etc. (16, 18)
  • addition de la présence du composant dans l’air, l’eau, les sols, etc. (17)
  • réactions entre deux ou plusieurs produits donnant un composé cancérigène (19)
  • etc.

Des effets graves au début de la chaîne alimentaire

Effets sur le phytoplancton. (20)

Jouer sur l’angoisse de manquer

Le glyphosate est l’un des éléments de la Grande Fable : « Il faut une agriculture intensive – avec herbicides, pesticides, etc.- pour nourrir les milliards d’êtres humains. »

En réalité cette agriculture produit des aliments carencés et toxiques qui sont source de maladie.
Une agriculture « bio » hypermoderne a montré sa capacité à produire des aliments à la fois en quantité et en qualité.
Les deux sont liés puisqu’un aliment carencé est consommé en plus grande quantité : les mangeurs de blé de l’agriculture intensive ont toujours faim et sont obèses !!!

Notes

 

L’article WikiPédia fait 29 pages avec 167 références à des articles académiques, etc.

Voici une sélection de 30 paragraphes – 5 pages – avec les liens vers les références à la fin de chaque paragraphe.  

  1. un antibiotique puissant (brevet déposé par Monsanto en 2010)6,7.
  2. En France environ 8 000 t/an de matière active ont été utilisées en 201611.
  3. Au Canada, cette méthode de dessiccation au glyphosate est pratiquée sur les lentilles, le canola, le blé, le lin, les pois, les haricots secs14, le soja, l’orge, l’avoine et les cultures fourragères (destinées à l’alimentation animale)15.
  4. Ces traitements sur cultures proches de la maturité expliquent en partie pourquoi on retrouve le glyphosate dans l’alimentation16,17,18,19,18,20,21.
  5. Aux États-Unis, l’utilisation trop précoce du glyphosate (une partie des graines étant encore trop humides) ou trop tardive (délais avant récolte non respectés) sur les haricots secs peut entraîner une teneur en résidus illégale conduisant les acheteurs à rejeter les importations18.
  6. En 2008, l’agence de l’alimentation anglaise a mené une campagne d’information auprès des agriculteurs visant à limiter cette pratique en raison d’une présence récurrente de traces de glyphosate dans le pain19.
  7. En 2016, deux études ont montré la présence de glyphosate dans certaines bières suisses et allemandes.
  8. Ce composé est le principal produit de dégradation du glyphosate2. Il peut également provenir de la dégradation de composés du type méthylènephosphonates, issus de l’industrie chimique, notamment des détergents industriels et domestiques3,4.
  9. L’observation d’apparition dans les champs de « mauvaises herbes » devenues résistantes au glyphosate laissent penser que d’autres mécanismes physiologiques de résistance au glyphosate sont possibles.
  10. La culture majoritaire de soja OGM résistant au glyphosate en Argentine et au Brésil a entraîné une utilisation massive de ce désherbant, en substitution d’autres produits. Des résistances sont apparues, amenant à l’utilisation de doses de plus en plus importantes et à des mélanges avec du paraquat[réf. nécessaire].
  11. Le paraquat est un produit phytosanitaire (pesticide) ayant un effet herbicide produit à des fins commerciales dès 1961 par ICI (devenu Syngenta). Il appartient à la famille chimique des pyridines qui comprend d’autres produits phytosanitaires possédant des propriétés similaires le diquat, le cyperquat… C’est un produit toxique et écotoxique, notamment source d’atteinte hépato-rénale4,5, pulmonaire et du système nerveux.[réf. nécessaire] En 2017, la France et la Suisse furent épinglées pour leur autorisation à l’exportation de ce pesticide interdit sur leurs territoires vers des tiers6.
  12. Le fabricant Monsanto a perdu plusieurs procès parce qu’il avait présenté le Roundup, sur ses étiquettes et affiches, comme dégradable ou biodégradable (dans le sol comme dans l’eau).
    Le glyphosate se dégrade en sous-produits, eux-mêmes difficilement biodégradables, avec des délais variant selon le contexte. Les surfaces artificialisées (route, trottoir, parking, …) n’ont pas de richesse bactérienne et sont quasiment incapables de dégrader le glyphosate.
  13. En 2017, le journal Le Monde a publié une série d’articles montrant que l’entreprise Monsanto avait rémunéré des scientifiques pour produire, sous leur nom, des études écrites partiellement par des employés de l’entreprise. Ces révélations se fondent sur des documents obtenus en marge d’un procès en cours aux États-Unis, documents que les journalistes ont nommés « Monsanto Papers ».
  14. Les analyses permettant de doser le glyphosate dans les milieux naturels ont longtemps été difficiles, longues et coûteuses41,42,43. En outre, son caractère zwitterionique empêche de le rechercher lors d’analyses multi-résidus de surveillance de l’environnement44. Ceci explique que, bien qu’il soit l’un des pesticides les plus utilisés dans le monde entier, les données sur la présence de glyphosate dans les milieux (eau, air, sol) restent en 2017 « encore rares ».
  15. un cumul de 5 mm de pluie dans la semaine précédent l’épandage suffisait à fortement augmenter le relargage de glyphosate dans l’eau49), selon les auteurs. « Éviter la pulvérisation dans de telles conditions peut atténuer le relargage potentiel de glyphosate »49, mais l’air ne doit pas être trop sec non plus au moment de la pulvérisation.
  16. sa cinétique dans ces sédiments ou dans l’eau interstitielle des sédiments semble peu étudiée.
  17. En 2006, selon l’IFEN le glyphosate et l’AMPA étaient les substances les plus retrouvées dans les eaux en France55, sans surprise car le glyphosate est l’herbicide le plus vendu en France ; par ailleurs, l’AMPA est aussi le résidu de dégradation d’autres substances présentes dans les formulations de pesticides et de détergents56.
  18.  En moyenne 97 % du glyphosate dispersé dans l’air serait ainsi éliminé par une pluie hebdomadaire de 30 mm, par contre il est alors au moins en partie réintroduit dans les milieux aquatiques, cours d’eau et leurs sédiments (où des études antérieures l’avaient déjà retrouvé61 alors qu’il était supposé fixé et rapidement inactivé dans les sols62 et où il met plus de temps à se dégrader63).
  19. La plupart des études sur les écosystèmes aquatiques et le sol ont porté sur la toxicité directe et aiguë de la matière active67,68, omettant les effets de long terme, ou des additifs de la formulation et d’éventuelles synergies avec d’autres pesticides, polluants ou éléments naturels.
  20. Le glyphosate pourrait réagir avec les nitrites (présents dans certains aliments, mais aussi dans les sols agricoles) pour former le N-nitroso-phosphono méthylglycine, un cancérogène possible d’après les effet qu’il a chez le rat de laboratoire73).
  21. Les auteurs ajoutent que la perturabation de la voie du shikimate pourrait être utilisé comme indicateur d’exposition du phytoplancton. Après 96 h d’exposition, même la plus faible concentration de cette étude (1 μg par litre) a réduit la teneur du phytoplancton en chlorophylle et en caroténoïde78. De faibles doses (5 et 10 μg/L) génèrent des changements dans la structure de la communauté et réduisent la diversité des principales espèces de microalgues78. Des taux plus élevés (50 à 1000 μg/L) modifient la composition de la communauté phytoplanctonique et se traduisent par de nouvelles espèces dominantes (sans doutes plus résistantes)78. À des taux encore plus élevés (500 à 1000 μg/L) la teneur en shikimate, la peroxydation des lipides et l’activité des enzymes antioxydantes (superoxyde dismutase, catalase et ascorbate peroxydase) sont perturbés. Les auteurs alertent sur le fait que des taux de 800 μg par litre d’eau actuellement retenus par les lignes directrices canadiennes pour la protection de la vie aquatique ne sont pas suffisants78. Une autre étude (2017) a montré que la lixiviation d’un herbicide à base de glyphosate (Factor 540®) diminue la croissance et la capacité photosynthétique d’algues mais aussi des cyanobactéries dès 50 à 500 μg/litre durant 48 h, selon l’espèce considérée)79. Les auteurs notent que toutes les espèces testées perdaient en croissance lorsqu’exposées à des taux de glyphosate inférieures à la norme canadienne pour la protection de la vie aquatique (800 μg/L) et aux normes américaine pour la toxicité aiguë chez les plantes non vasculaires (12 100 μg/L)79.

(21 bis) Des effets non mortels mais significatifs sur des moules existent à des doses « environnementalement réalistes » pour la moule Mytilus galloprovincialis ; à ces doses, son métabolisme énergétique et son homéostasie de l’ion Ca2+ sont perturbés86).

(22) Le glyphosate est classé depuis le 20 mars 2015 comme « probablement cancérogène » pour l’humain (groupe 2A) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)98,99,88,100. Cette agence de l’Organisation mondiale de la santé précise que ce classement est uniquement une estimation du danger, et que l’estimation du risque pour la population générale est du ressort des agences de sécurité sanitaire101. Le glyphosate a ainsi été classé comme pouvant endommager l’ADN. Ce classement est fondé sur des résultats d’études conduites in vitro et in vivo.

Le Centre international de recherche sur le cancer évalue que les preuves sont « limitées » concernant la cancérogénicité du glyphosate chez l’humain ; un lien avec les lymphomes non-hodgkiniens a été trouvé par plusieurs études, sans qu’il soit possible de conclure à une causalité claire. Il estime également que les preuves sont « suffisantes » concernant la cancérogénicité chez les animaux. De plus il note qu’il existe des preuves importantes que le glyphosate possède deux caractéristiques d’un carcinogène, qui peuvent être opérantes chez l’humain : l’exposition au glyphosate ou aux produits à base de glyphosate est génotoxique et induit un stress oxydant102.

(23) Des documents déclassifiés par la justice américaine en mars 2017 montrent que, dès 1999, l’entreprise Monsanto « s’inquiétait sérieusement […] du potentiel mutagène du glyphosate », sans cependant modifier son discours officiel sur l’innocuité de la molécule124. Au delà des effets du glyphosate, Monsanto évite de faire des études sur les effets de la formulation finale (le RoundUp par exemple). En 2003 l’entreprise reconnaissait en interne ne pas avoir fait de test de cancérogénicité sur son produit phare125. En mars 2002, les autorités néerlandaises demandent à Monsanto de réaliser des tests de pénétration à travers la peau d’un produit à base de glyphosate. Monsanto la réalise mais décide de l’arrêter prématurément car les résultats risquaient de dépasser les seuils de l’autorité allemande125.

(24) En revanche, d’après une synthèse de huit études sur des rongeurs, le glyphosate est toxique sur le système reproducteur des mâles : il induit une diminution de la concentration en spermatozoïdes157.

(25) Une étude de cohorte publiée en novembre 2017 sur plus de 54 000 agriculteurs ne trouve pas d’association entre glyphosate et cancer d’une manière générale, mais « suggère un doublement du risque de leucémie myéloïde aiguë chez les plus gros utilisateurs »158,159 (le tiers des utilisateurs les plus exposés, avec un recul de 20 ans, présente un risque augmenté de +5 % à +297 %).

(26) Le quotidien d’information économique Les Échos présente également Christopher Portier comme un « simple observateur » et accuse Monsanto de se livrer à « une véritable campagne de désinformation » depuis 1984 pour éviter que son produit soit classé comme cancérogène168.

(27) Des passages importants du rapport de l’AESA réévaluant le glyphosate ont été directement copiés mot pour mot du dossier soumis par Monsanto177. Ces passages concernent principalement l’évaluation des études indépendantes portant sur le glyphosate. Si l’évaluation est négative, elle peut être écartée de l’analyse. Or la quasi totalité des études montrant un effet délétère du glyphosate sont déclarées non fiables177. Les quarante pages du chapitre sur la génotoxicité du glyphosate sont presque entièrement copiées du dossier de Monsanto177. L’AESA affirme néanmoins qu’elle a évalué les études soumises par les industriels et les études indépendantes de manière indépendante177.

(28) D’après une synthèse de plusieurs études sur le sujet publiée en 2018, l’utilisation de glyphosate induit une modification du microbiote à la fois dans le sol mais aussi chez les animaux. En particulier il tend à favoriser des bactéries pathogènes telles que les salmonelles ou Clostridium ce qui conduit à des impacts importants pour la santé des plantes, des animaux et des humains178. Ces effets indirects du glyphosate ne sont pas pris en compte par les agences réglementaires178.

(29) Selon une étude publiée179 en 2015 par la revue mBio, des herbicides chimiques, et notamment le glyphosate, en présence de certains antibiotiques peuvent favoriser des phénomènes d’antibiorésistances (dont éventuellement chez des pathogènes alimentaires)180.

… (des insectes et des mammifères sauvages peuvent être exposés à des taux de pesticides suffisant pour favoriser l’antibiorésistance des bactéries qu’ils portent). … dans les voies navigables » ou les cours d’eau où des résidus d’antibiotiques190 et des herbicides sont fréquemment détectés, ce qui pourrait créer des conditions permettant une réponse altérée des bactéries aux antibiotiques, induite par l’exposition à des herbicides179. Parmi les insectes, l’abeille domestique, dont les ruches sont prophylactiquement traitées par des antibiotiques191, sont notamment et directement concernées179.

(30) En 2007, sept adventices avaient produit des souches résistantes à ce pesticide, dont Ambrosia trifida (l’ambroisie trifide ou grande herbe à poux) trouvée dans l’Ohio et l’Indiana, qui est une plante qui s’installe facilement dans le soja, occasionnant jusqu’à 70 % de diminution de rendement194. En France, l’INRA de Dijon confirmait en 2007 un premier cas de résistance au glyphosate d’une espèce végétale : l’ivraie raide (Lolium rigidum)195. Sur le terrain, de nombreux agriculteurs connaissent ce phénomène depuis plusieurs décennies et le gèrent par des rotations de culture ou en alternant les molécules herbicides qu’ils utilisent.

(B) Ces élus :

  • soutiennent un gouvernement dont les commissions techniques autorisent l’usage du glyphosate
  • ne votent pas contre l’usage du glyphosate
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2 réflexions sur “Glyphosate et bactéries mortelles

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