La peur des élus

Illustration : extrait d’un trombinoscope pour l’affaire du glyphosate
Des élus souriants : une émotion peut en cacher une autre !

Lorsque je parle du scandale du glyphosate, mon interlocuteur Lamba me dit : « Les politiques sont vendus à Monsanto ! »

Lorsque je décris le scandale de la phagothérapie, mon interlocuteur Gamma me dit : « Les politiques sont vendus aux fabricants d’antibiotiques ! »

Si seulement les élus étaient vendus … l’affaire serait simple.

Lorsque j’échange là dessus avec le Professeur X nous sommes d’emblée d’accord : « Des forces mortifères sont en jeu ! »
Mais quelles forces mortifères ?

La peur de manquer

Le glyphosate est l’un des éléments de la Grande Fable : « Il faut une agriculture intensive – avec herbicides, pesticides, OGM, etc.- pour nourrir les milliards d’êtres humains. » voir article
La peur de manquer est partagée par les consommateurs, les élus et les agriculteurs « chimiques ».
On a peur donc on fait des choses grandioses – immenses champs de blé – mais on a toujours peur alors on invente les OGM – mais on a toujours peur alors …
Le chercheur sait que c’est de la peur parce qu’elle n’est jamais « rassasiée ».

Le système s’auto-entretient

Le blé chimique ne coupe pas la faim, il fait des obèses.
Pour ne plus avoir faim il faut 1. Du blé riche en nutriments – vitamines, etc. – 2. Associé à des légumineuses qui contiennent la lysine indispensable à la santé et à la satiété.
Système auto-entretenu : + on produit des aliments carencés et moins on éduque les consommateurs + il faut produire des quantités phénoménales de blé chimique, etc.

Des élus non-éduqués

Combien d’élu connaissent la question de la lysine ?
Ils votent pour combattre la faim des Français mais ne connaissent rien, ni à la faim ni à la satiété.
Qui éduque les élus ?
Le système scolaire piloté par des lois faites par … les élus.
Quand les élus vont-ils décider que les Français en général et les élus en particulier doivent être éduqués à la faim/satiété, aux bactéries/phages, etc. ???

Des militants-éducateurs

Ce sont les militants qui se trouvent devant la nécessité d’éduquer les élus !!!
Eduquer non seulement les élus mais aussi les experts qui n’ont aucune vue globale de la question qu’on leur pose :

Le poids de l’histoire, une question juridique

Durant les 40 dernières années le système politico-sanitaire français a laissé mourir plus de 150 mille patients atteints de maladies à bactérie multirésistante.
Laissé mourir en ne mettant pas en place les « ateliers » nécessaires à la phagothérapie.
Si – en 2018 – les élus et les experts disent « La phagothérapie c’est génial ! » la question immédiate est : « Alors, pourquoi avez-vous laissé mourir tant de gens ? »
Il faudrait des années de procès pour à peine esquisser des hypothèses d’explication.
Alors il faut d’abord amnistier tout le monde – médecins, pharmaciens, élus, énarques, etc.
C’est la condition nécessaire pour commencer à sauver les gens de la mort, de l’amputation, de l’invalidation par bactéries multirésistantes.

Le problème de la légitimité

Pour la phagothérapie, l’ANSM consulte 9 médecins pour prendre une décision dont les trois vrais volets sont :

  • juridique : il faut amnistier
  • économique : l’assurance maladie ne peut plus payer les invalidations, amputations, etc.
  • prudentiel : « dans quelle catégorie de risque faut-il mettre la phagothérapie ? » « y-a-t-il, pour les patients, un risque pire que la mort ? »  

Quelle légitimité les médecins ont-ils pour le juridique, l’économique et le prudentiel ?
Quelle compétence ?
S’ils étaient compétents, il y a très longtemps que la bonne décision aurait été prise.

Paradoxalement, le militant a une certaine légitimité.
Le travail du militant est multidimensionnel et multiréférentiel.
Le militant équilibre son temps et son effort entre toutes les dimensions de la question : clinique, pharmaceutique, juridique, économique, prudentielle, etc.

Qui écoute et accompagne la peur des élus ?

Quand on parle glyphosate, on parle mort, maladie, souffrance.
Quand on parle phagothérapie on parle mort, amputation, invalidation.
Le chercheur observe un phénomène de sidération devant ces « horreurs ».
Comment un élu sidéré peut-il prendre une juste décision ?
Qui l’écoute et l’accompagne pour que la sidération ne paralyse pas la pensée ?

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